

Celui laissé par le départ de ma grand-mère. J’étais très proche d’elle, et son absence a ouvert un vide immense dans mon cœur.
Pour traverser ce deuil, j’ai choisi de m’offrir une retraite spirituelle. Un temps pour moi, pour respirer, pour me retrouver. Et là, au cœur de ce week-end si particulier, quelque chose s’est révélé à moi : ma médiumnité. Une évidence qui m’a d’abord fait peur. J’ai résisté, questionné, douté. Puis j’ai accepté l’évidence, tout faisait enfin sens et je me sentais pour la première fois à ma place. J’ai décidé d’apprendre. De comprendre. De me former. D’apprendre à marcher en équilibre entre le corps, le mental et l’âme.
Mais plus je m’alignais, plus ma vie professionnelle devenait inconfortable. J’étais manager dans une grande entreprise, plongée dans le stress, les responsabilités, la pression constante. Une organisation bien huilée, performante… mais profondément déconnectée de l’humain. Et doucement, insidieusement, ce rythme grignotait ma vie de femme, d’épouse, de maman.
Alors j’ai continué à me former au coaching. Et là, le fossé est devenu évident. D’un côté, je devenais chaque jour un peu plus moi. Ancrée, sensible, engagée, profondément humaine. De l’autre, un système fondé sur la production, la performance et la déshumanisation.
Puis il y a eu le burn-out. Le grand arrêt.
Le corps qui dit stop quand l’âme ne peut plus se taire.
Avec le soutien inconditionnel de mon mari, qui a toujours cru en mes élans, mes rêves, mes métamorphoses, nous avons choisi de changer de vie.
J’ai quitté la sécurité. Le statut. Le salaire. Les cases bien dessinées.
Et j’ai créé la mienne.
Aujourd’hui, je suis multipotentielle, libre dans mes élans, riche de mes multiples facettes. Je suis présente pour mes enfants. Vraiment présente. Je les vois. Je les accompagne. Je respire avec eux.
Et surtout, je vibre dans mon accompagnement en tant que coach parent-enfant. J’aide les familles à retisser du lien, à réapprendre à se parler, à s’offrir des temps de présence vraie. À sortir du tunnel du métro-boulot-dodo pour retrouver le goût du vivant.
Je rêve de remettre de la respiration dans les foyers.
Du mouvement là où tout est figé.
De la douceur dans les courses contre la montre.
Parce qu’au bout de cette course, il n’y a souvent… rien à gagner. Et tellement d’instants précieux que l’on laisse filer.
Voir ses enfants jouer ensemble.
Partager un silence paisible (si, si, ça arrive!).
S’émerveiller de l’ordinaire.
Et si mon histoire peut semer quelques graines d’espoir, alors tout ce chemin aura pleinement eu du sens...
Cindy Bloyet, En Vies d'âme, Coach Parent-Enfant


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