

Il y a des rencontres qui marquent une vie.
Pour moi, le son en fait partie depuis toujours.
D’aussi loin que je me souvienne, la musique a été un refuge, une soupape, une complice fidèle. Elle m’a permis de déposer ce qui débordait : pleurer sans justification, rire sans retenue, parfois même crier quand les mots n’étaient plus suffisants. La musique a toujours été ce langage universel qui dit tout, même quand on ne sait pas quoi dire.
Plus jeune, la danse occupait une grande place. Le mouvement devait être juste, précis, aligné avec la musique. Le corps suivait naturellement la vibration. Sans le savoir, je travaillais déjà avec le son… mais le mental n’avait pas encore mis de mot dessus.
En 2021, je me forme à la sonothérapie.
Et là… évidence absolue.
Ce sentiment rare et précieux d’être exactement à sa place. Comme si le corps, le cœur et l’âme se regardaient en souriant : « Ah, enfin, on y est. »
L’impression troublante d’avoir toujours su, d’avoir toujours fait ça, quelque part.
Cette formation, je l’ai vécue comme un véritable cadeau. Elle a été transmise par Damien, sonothérapeute d’une grande douceur et d’une immense générosité. Au-delà des connaissances et des compétences, il y avait le partage, l’humain, la transmission sincère. Une formation riche, profonde, nourrissante… à tous les niveaux.
Pendant cette immersion sonore, j’ai découvert de nombreux instruments.
Et certains ont immédiatement résonné très fort en moi.
Le gong, d’abord.
Le tambour océan, ensuite.
Et puis cette mailloche de friction, capable de faire naître ce que j’appelle le chant des baleines.
Quand ces trois-là se sont mis à dialoguer… quelque chose s’est ouvert.
Un sentiment de bien-être intense, d’abandon total, comme si je retrouvais une mémoire ancienne. Une sensation de déjà-vécu, de reconnaissance profonde. C’était puissant, presque bouleversant.
Alors, dès que j’ai pu, je me suis équipée.
Aujourd’hui, je travaille avec le gong, le tambour océan, le tambour chamanique, les carillons (dont le carillon méduse), les bols tibétains… et récemment, un didgeridoo est venu rejoindre la famille. Lui, je l’apprivoise encore, en formation, avec patience et humilité. Chaque instrument a son langage, et chacun mérite qu’on l’écoute vraiment.
On pourrait croire que le son agit seulement sur les oreilles.
Mais la sonothérapie, c’est une expérience corporelle, cellulaire, vibratoire.
Les vibrations émises par les instruments entrent en résonance avec l’ensemble du corps, et plus particulièrement avec ses cellules liquides. Or, le corps humain est composé en grande majorité… d’eau.
Le son ne se contente donc pas d’être entendu : il traverse, il ondule, il fait vibrer.
Certaines personnes ressentent une profonde détente.
D’autres perçoivent des zones très précises s’activer, frémir, vibrer.
Parfois, cela ressemble à une petite décharge, une réaction corporelle étonnante, même sans aucun contact physique.
En voyage sonore collectif, je me déplace autour des personnes, au-dessus, à côté, avec les instruments. Rien ne touche le corps, et pourtant… le corps répond.
En séance individuelle, lors d’un massage sonore, la personne est allongée sur une table. Certains bols tibétains peuvent être posés directement sur le corps (par-dessus les vêtements). Et là, la vibration se diffuse de l’intérieur. C’est souvent une expérience très appréciée, car la sensation est à la fois douce, enveloppante et profondément ancrante.
La sonothérapie invite naturellement à la relaxation.
Elle peut accompagner un réalignement énergétique, notamment au niveau des chakras, et apporter une détente profonde, parfois durable.
Sur certaines douleurs, elle peut contribuer à un mieux-être, à un soulagement, à une sensation d’apaisement.
⚠️ Il est cependant essentiel de le préciser : la sonothérapie ne se substitue en aucun cas à un suivi médical, à un diagnostic, à un traitement ou à une opération. Elle intervient en complément, comme un soutien, un accompagnement du corps et de l’esprit dans un processus global de rétablissement.
On ne “soigne” pas avec la sonothérapie au sens médical du terme.
En revanche, elle peut favoriser le mieux-être, soutenir le processus de guérison et aider le corps à retrouver un terrain plus harmonieux.
La sonothérapie est particulièrement appréciée par les personnes dont le mental tourne en boucle.
Celles qui ont du mal à lâcher prise, à ralentir, à sortir de la sur-analyse permanente.
On parle souvent de “faire le vide”, expression que je n’aime pas vraiment – le mental ne se vide jamais totalement. Mais le son, lui, occupe l’espace. Il capte l’attention, enveloppe, traverse… et permet au mental de se poser, sans effort, sans injonction.
Pour les personnes traversant des difficultés émotionnelles, psychiques ou nerveuses, le son devient alors un véritable allié. Il offre une porte d’entrée douce vers l’apaisement.
Mon intention profonde est de faire découvrir la sonothérapie au plus grand nombre.
Aux particuliers, bien sûr, mais aussi en entreprise, là où le stress, la pression et la surcharge mentale sont devenus quasi quotidiens.
Dans nos vies trop pleines, trop rapides, trop bruyantes… le son devient paradoxalement un espace de silence intérieur. Un moment pour ralentir, respirer, se déposer.
La sonothérapie n’est pas une mode.
C’est une invitation à se souvenir que nous sommes vibration, rythme, résonance.
Cindy, En Vies d'âmes, sonothérapeute


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